Le compte rendu

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Le compte rendu est une activité par laquelle l'étudiant doit relater chronologiquement et le plus objectivement possible les faits ou les aspects essentiels d'un exposé, d'une lecture, d'un film, d'une visite d’exposition, etc.

Pour qu’un compte rendu soit complet, on doit y retrouver :

 

1- Le titre de l’exposition

2- Le lieu de l'exposition (ville, galerie, musée)

3- Les dates et les heures d’ouverture de l’exposition

4- Le nom de l’artiste

5- Les origines de l’artiste

6- La date de naissance de l’artiste (s’il y a lieu)

7- Les études de l’artiste (si possible)

8- Description brève de la démarche artistique, la signification ou le sens des oeuvres

9- Description brève et générale de l’exposition

10- Le titre de quelques oeuvres

11- La (ou les) technique(s) employée(s): peinture, sculpture, bas-relief, dessin, estampe, installation, etc.

12- Les supports et la dimension des oeuvres

13- Le(s) médium(s) ou le(s) matériau(x) utilisé(s): plâtre, bois, métal, huile, acrylique, gouache, etc.

14- Un commentaire personnel et/ou critique (dépendant de ce que le professeur demande ou exige)

 

Pour le compte rendu d’un article, il faut mentionner le nom de la revue ou du journal, le nom de l’auteur du texte et la date de publication de ce même article.

 

Exemples de compte rendu:

Exemple 1:

COMPTE RENDU

 

Mercredi le 1er novembre 2000, j’ai eu l’occasion de visiter le Musée Marius Barbeau, situé à St-Joseph de Beauce. Ce musée est accrédité par le Ministère de la culture depuis 1993. Cet ancien couvent doit respecter toutes les normes. L’intérieur a été refait au grand complet en 1991. L’air de ce musée est uniquement contrôlé par des ordinateurs. Il est également doté de fenêtres anti-rayons ultraviolets, ainsi les oeuvres sont davantage protégées. J’ai pu y observer plusieurs pièces extraordinaires, différentes les unes des autres. Voici un petit compte rendu.

 

En premier lieu, je suis montée au troisième étage pour aller voir l’exposition "Gens d’ici et d’ailleurs" du peintre Charles Bégin. Né en 1933, il a étudié à l’école des beaux arts pour ensuite devenir professeur en art. Maintenant retraité, il expose des oeuvres à tous les deux ans. Dans l’exposition qu’il nous propose, on trouve 49 oeuvres dont 4 sont déjà vendues. Il a peint sa première toile avec le flou; mais plus le temps et l’expérience avancent, plus les éléments se précisent. Ses dernières oeuvres sont réalisées avec la peinture acrylique. Il étend ses couleurs sur sa toile puis peint ensuite ses formes. Il donne à ses toiles un aspect nébuleux, aux formes charmantes et douces, sans toutefois donner des sentiments à ses personnages. Il est inspiré par la renaissance mais aussi par des peintres québécois : Jean-Paul Lemieux, Monique Mercier pour ses personnages à grands chapeaux comme pour l’œuvre "Premières neiges", Suzor-Côté pour les paysages et les teintes dans, par exemple, "La grange du 2". Il s’est aussi inspiré du peintre russe Chagall, pour ses fleurs et le mouvement que l’on retrouve dans l'œuvre "Onirisme". Un artiste avec de grands talents que tous se doivent de découvrir.

 

Ensuite, j’ai vu Éric Coulong, un passionné d’histoire, avec son exposition "Fragments d’éternité". Ses oeuvres sont faites d’aluminium recouverte d’une patine fort intéressante. Il nous explique sa façon de procéder: premièrement, il utilise une plaque de styro-mousse et d’autres matériaux moulés dans du sable qui se compacte et durcit au contact des gaz. Quand ce montage est solidifié, il fait couler de l’aluminium en fusion par la fonderie d’Iverness. Il polit ensuite sa pièce finale, puis applique de la patine. Parfois, certaines pièces révèlent des erreurs de fonte après avoir été coulées; ce que l’on nomme des "événements". "Cela fait parfois, même souvent, un bel effet", affirme Éric Coulong. Sa première pièce coulée, "La tête dans les étoiles", possède justement un "événement" et cela lui donne un certain charme. Le thème de Coulong est celui de l’antiquité et il s’est beaucoup inspiré du canon de beauté de Léonard de Vinci. Il aime prendre un élément ancien puis le moderniser sans toutefois effacer son côté classique. Il s’intéresse d’abord et avant tout aux choses sereines. D’ailleurs, il espère que ses oeuvres seront transmises de génération en génération.

 

Enfin, je me suis dirigée vers l’exposition de Mireille Racine : "La voilière à chapeau". Madame Racine est professeur à "la maison Routhier". En plus d’avoir suivi des cours à l’école de couture "Châtelaine" de Ste-Foy, elle est allée étudier à l’extérieur du pays en histoire de l’art. Au départ, elle utilisait des sujets d’actualité pour réaliser ses oeuvres. Par la suite, elle a identifié ses chapeaux à des oiseaux; ce qui leur donne un aspect contemporain. Le feutre, le caoutchouc, la paille, la soie et les plumes sont quelques exemples de matériaux utilisés par cette artiste. On peut s’apercevoir assez rapidement qu’elle utilise beaucoup le recyclage; comme par exemple pour l’œuvre : "La fille de bicycle" qui est faite de vieilles salières et poivrières. Elle utilise également l’humour dans ses oeuvres : "On a marché sur ma tête" est un chapeau avec des empreintes de pattes de chien qui sont peintes sur la surface. Chaque chapeau est unique. Ils sont fabriqués pour les boutiques ou encore sur commande. Pour ceux qui vont voir son exposition, vous devez répondre ou tout simplement réfléchir à une question que Madame Racine nous lance : "Est-ce qu’un chapeau peut voler?".

 

Bref, des expositions à ne pas manquer pour les passionnés de l’art et même pour ceux qui n’ont pas vraiment d’affinités avec ce domaine. Les expositions vont sûrement vous plaire car elles proposent des thèmes variés aux cachets magiques.

 

Andrée-Anne Goulet,

Automne 2000

Exemple 2:

LES ARCHES DU SAVOIR

Compte rendu

 

Clément Côté est véritablement un artiste. Auteur, compositeur et interprète de chansons, d’histoires et de poèmes, incarnation du clown Cléobule et professeur de théâtre ne sont que quelques facettes de son implication dans le milieu des arts de la Beauce. Du 23 janvier au 16 février 2001 à la Galerie de la bibliothèque du Cégep Beauce-Appalaches, Côté propose "Les Arches du Savoir", où il expose deux sculptures en même temps qu’il en réalise une sous nos yeux dans le hall d’entrée du Cégep.

 

Clément Côté est un artiste autodidacte né en 1961 à St-Agapit et résidant maintenant dans le rang Chaussegros à St-Simon les Mines. Il fit des études en soudure avant de travailler en foresterie. Depuis maintenant cinq ans, il est artiste à temps plein, avec un certificat en Ats plastiques en poche. Son expérience de la forêt a certes un lien avec son matériau de prédilection, le bardeau de cèdre, une matière douce, d’une couleur changeante, mais surtout d’une odeur pénétrante. Il chanfreine, taille et assemble les bardeaux en écailles, plumes et carapaces afin de créer de grandes formes autoportantes et sans structure, tantôt habitacle ou cache, tantôt bec d’oiseau ou canot. Dans cette exposition, la forme de l’arche a été retenue, dont l’œuvre "L’Arche à inverser le temps", haute de 1,5 m., large de 2 m. et longue d’environ 1 m. en est un bon exemple.

 

Le temps est un concept unificateur dans ses sculptures. Il aime que le temps agisse sur l’œuvre ou que cette dernière en soit elle-même le reflet. Par exemple, "L’âme suspendue à l’invisible du visible" est composée de vingt roches de ciment déposées dans une grotte de St-Casimir, dans lesquelles Côté a caché des objets qui prendront de la valeur à mesure que le temps agira sur elles. Dans une autre, "Le Bloc de glace en mémoire génétique", ce sont plutôt les expériences acquises par les humains et transmises à travers le temps grâce à l’évolution qui l’ont inspiré. En fait, Côté veut nous faire prendre conscience de l’immuabilité du temps et du processus de la vie, en nous forçant à nous questionner sur les rapports que la société d’aujourd’hui entretient avec la nature dont elle s’est détachée. Cet artiste nous interpelle et force à nous interroger sur la nature profonde de la condition humaine.

 

Il est possible de voir les oeuvres de Clément Côté du lundi au jeudi de 8 h 15 à 17 h 30 et le vendredi de 8 h 15 à 16 h 30. Toutefois, pour ceux et celles qui ont raté cette chance, il est possible de voir un "Chantier de sculptures originales" chez lui, à St-Simon les Mines.

 

Catherine Roy, étudiante en Arts

Cours: Histoire de l’art 3, hiver 2001.

Exemple 3:

    

UN ARTISTE À DÉCOUVRIR

 

Du 21 novembre 1996 au 16 février 1997, le Musée des beaux-arts de Montréal présentait l’exposition Les années de bronze. Michael Molter, de la revue Vie des arts, a rédigé un article à ce sujet intitulé Vachement Fafard. Il relate les aspects essentiels de cette exposition et nous parle de l’artiste contemporain, Joe Fafard.

 

L’exposition Les années de bronze offre trois aspects de la production de Joe Fafard : les bronzes de bétail et de chevaux, les portraits d’artistes de céramique et de bronze, ainsi que les tables. Fafard fonde ses créations sur les réalités de son environnement. Le réalisme des bronzes de vaches, de veaux, de taureaux, de chevaux et de poulains évoque les liens entre la terre, le sol nourricier, l’animal et l’homme. Fafard présente également ses portraits-sculptures d’artistes : Picasso, Renoir, Monet, Cézanne et Van Gogh. Il reconstitue en trois dimensions des photographies ou des reproductions célèbres de ces grands maîtres. Il les représente en plâtre ou en bronze coloré dans des poses familières, par exemple, assis sur une chaise.

 

Sous le titre Cher Vincent, quarante plaques d’argile à l’effigie de Vincent Van Gogh réalisées entre 1982 et 1987 occupent, côte à côte, les quatre murs d’une salle du musée. Dans une oeuvre comme Gris (155 x 81 x 76 cm), Fafard inverse la proposition cubiste appliquée à la peinture qui consiste à représenter tous les côtés d’un objet ou d’un personnage dans une même oeuvre.

 

Michael Molter admire les poses captées par Fafard : "L’artiste évite le piège disneyen de la transposition plate d’expressions humaines sous les traits animaux".

 

Joe Fafard est né à Sainte-Marthe en 1942. Après avoir obtenu un baccalauréat en beaux-arts à l’Université du Manitoba, il obtient une maîtrise dans le même domaine à la Pennsylvania State University. Selon l’auteur de l’article, le grand mérite du Musée des beaux-arts de Montréal est d’avoir pris le risque de montrer le cheminement d’un artiste contemporain. Fafard a su se forger une place unique parmi les artistes canadiens d’aujourd’hui.

Renoir

Bronze 3/5, 1993

56 x 21,5 x 38 cm

Richard and Catherine Fraser

 

Source : Vie des arts (Hiver 1997)

Doucement elle se retournera

Bronze patiné, 1986-1987

113 x 114 x 51 cm

Mira Godard Gallery

      

 

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